L'Ironman ?

C'est la distance originelle du triathlon à savoir 3.8 km de natation, 180 km de vélo puis un marathon en courant (42.195 km) définie à Hawaii il y a 26 ans suite à un pari entre des Marines afin de savoir qui était "l'ironman".

Depuis, le circuit Ironman s'est développé à travers le monde (et donc en Autriche à Klagenfurt). Il existe environ 25 épreuves de la sorte sur lesquelles des athlètes de tous pays s'affrontent pour décrocher un billet pour la grande finale Hawaiienne.

"Klagenfurtmètre"

REGIS

10:26:39

CHARLY

10:47:09

ALEX

10:47:15

LUCIEN

10:53:38

VALERY

11:03:18

OLIVIER

11:08:52

JEROME

11:17:00

DENIS

11:35:07

STEPHANE G

11:35:39

STEPHANE R

11:47:26

PATRICK

12:36:56

SEB

DNF

ALFREDO

DNS

ERIC

DNS

GUILLAUME

DNS

JEAN MICHEL

DNS

THIERRY

DNS

 

Le principe est simple: les 17 engagés partent avec 100 points et leurs totaux respectifs vont évoluer en fonction des résultats, de l'actualité, des remarques faites par les autres, des ressentis, etc...

Par exemple, vous pouvez laisser un commentaire pour dire: "Whaouh !!! j'ai vu Denis nager hier soir: un véritable dauphin !!! Il est en forme", et ben ça vaudra 5 points au klagenfurtmètre. A l'inverse, vous pourrez dire "j'ai encore vu Stéphane R se goinfrer de chocolatines: c'est pas bon pour la perf ça !", ben là c'est 5 points de perdu au klagenfurtmètre. Simple et efficace... et surtout drôle, j'espère !

Bonjour et Bienvenue !

Le 16 juillet 2006, 17 triathlètes du TCA CESTAS  vont s'aligner au départ de l'Ironman d'Autriche, à Klagenfurt.

Si des membres du club pratiquent depuis des années la distance, c'est la 1ère fois que nous serons autant sur la même ligne.

A travers ce blog, je vais essayer de faire vivre au jour le jour notre préparation et ses aléas, jusqu'au fameux moment où nous nous retrouverons sur une plage du Wörthersee pour nous mesurer à LA distance mythique du triathlon.

A noter que, si nous serons beaucoup à Klagenfurt, du fait de la clôture des inscriptions certains (enfin certaines !) se sont engagés sur l'Ironman de Zurich. 1 autre a, quant à lui, trouvé qu'un Ironman ce n'était pas assez...

Où ? Qui ? Quand ?...

 

 

 

 

Jean-Michel

 

C'est fini !

 

 

Alexianne, Ludivine et Valérie

 

C'est fini !

 

 

 

les 17 !

 

C'est fini !

Lundi 3 octobre 2005 1 03 /10 /Oct /2005 00:00
  • Charly : multiples finisher sur Ironman et toutes autres épreuves de branque (Diagonale des fous...). Meilleure perf: Canada 2000 (11h16). Sa phrase: "suivez moi, c'est joli !..."
  • Thierry : 1ère participation à un Ironman. Finisher du LD de Nice en 2004. Son fait d'arme: faire 2 séances de course à pied dans la journée quand il en a raté une la semaine précédente !
  • Jean-Michel :  multiples finisher sur Ironman et toutes autres épreuves de branque (Tour du Mont Blanc...). Meilleure perf: Roth 2004 (10h31). Pour s'échauffer, il s'alignera sur l'Ironman d'Australie en avril 2006. Particularité: un grand mouchoir accroché au guidon en vélo et 1 bandelette sous chaque genou en course à pied.
  • Lucien : multiples finisher sur Ironman et toutes autres épreuves de branque (Diagonale des fous...). A fait Hawaii en 2000. A gagné Klagenfurt dans sa catégorie en 2001. Meilleure perf: Klagenfurt 2001 (9h52). Sa phrase: "je suis pas entrainé". Particularité: tous les Cestadais viennent à Klagenfurt pour battre son meilleur temps, le record du club !
  • Seb : 3 fois finisher sur Ironman. Meilleure perf: Roth 2004 dans l'absolu (10h57), mais ses 11h22 en 2005 sur le parcours de Lanzarote, l'Ironman le plus dur du circuit, sont un niveau au dessus. Sa phrase: "Je reste à 135 pulses". Particularité: regarde plus son cardio que le paysage.
  • Patrick : 1ère participation à un Ironman. Klagenfurt sera la revanche de Nice 2004. Particularité: est obligé de monter sur cette distance pour ne pas se faire battre par son fils Arthur !
  • Stéphane G : 1ère participation à un Ironman. Finisher de l'Ironborn 2005. Particularité: soit il fini, soit sa femme le tue !
  • Régis : 3 fois finisher sur Ironman. Aime aussi les courses de branque (Diagonale des fous, Tour du Mont Blanc...). Meilleure perf: Klagenfurt 2001 (10h47). Particularité: est capable de démonter une K7 shimano à main nue !
  • Alex : Finisher de Lanzarote en 2004 au courage à cause d'une blessure (12h45 malgré un marathon en 5h21). Le meilleur nageur du club avec son frère ci-dessous. Objectif: battre le grand frère ?
  • Guillaume : 1ère participation à un Ironman. Finisher de Nice et St Jean de Luz. Le meilleur nageur du club avec son frère ci-dessus. Objectif: battre le petit frère ?
  • Denis : 1ère participation à un Ironman officiel mais finisher de l'Embrunman en 2005 malgré un genou défaillant (14h49). Particularité: se ravitaille à la Guiness. Objectif: découvrir de nouvelles bières au mépris du danger.
  • Valéry : 1ère participation à un Ironman. Finisher de l'Ironborn 2005. Surnom: le bucheron (voir avec Charly)
  • Eric : 1ère participation à un Ironman officiel mais finisher de l'Embrunman 2005 (dans un temps canon de 11h59 !). Meilleur Cestadais depuis 2 saisons sur toutes les distances. Objectif: le rester (normal !). Particularité: gère tout de A à Z, rien n'est laissé au hasard
  • Olivier : Finisher de l'Ironman France en 2005 (12h04)
  • Stéphane R : 1ère participation à un Ironman. Finisher de l'Ironborn 2005. Particularité: est moins aérodynamique qu'une mamie de 80 ans qui va chercher son pain en vélo. Objectif: se rapprocher de l'aérodynamisme des mamies de 70 ans ! Son fait d'arme: s'être arrêté pisser 14 fois sur un LD ! ça fait combien sur un Ironman ?
  • Alfredo : Double finisher de l'Ironman de Lanzarote. Particularité: demande une clope aux ravitos ! Comme Patrick, il est obligé de monter sur Ironman pour ne pas se faire battre par son fils Sandro !
  • Jérôme : 1ère participation à un Ironman. Finisher de l'Ironborn 2005. Particularité: est fou. Mais les Cestadais l'ont quand même élu Président du club. Peut faire le meilleur temps vélo à Klagenfurt si on lui met une cabane à frites en point de mire. Sa spécialité: la tarte banane-chocolat 
Par Seb - Publié dans : Les engagés
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Lundi 3 octobre 2005 1 03 /10 /Oct /2005 00:00

Du 12 au 19 juillet, voilà à quoi ressemblera le QG du TCA en Autriche

Bon, ça fait peu "Allemagne de l'Est" mais c'est pas cher et, surtout, on a réussi à se regrouper tous au même endroit ce qui ne fera que donner un plus en terme d'ambiance. J'imagine déjà nos têtes le 16 juillet à 5 heure du mat...

Par Seb - Publié dans : Actualités
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Lundi 15 août 2005 1 15 /08 /Août /2005 00:00

Le récit tourne court mais il ne devait pas être publié au départ. Enfin ça enrichit le blog ! ;-)

Dans la vie on n’a pas toujours affaire à des bons moments, des réussites, des coups d’éclat... C’est bien évidemment la même chose dans le sport et dans le triathlon. Jefaisdutri.com (note: je l'avais fait pour le site de Vincent au départ) a été l’occasion de parler d’expériences positives: changeons un peu.

Mon récit concernera donc Embrun... Course rajoutée à mon programme histoire d’aller faire un tri distance ironman avec les copains. Sur le papier, enchaîner Lanzarote et Embrun semblait faisable. Ca aurait peut être été le cas si je n’avais pas eu la bonne idée d’enchainer en 6 semaines après Lanzarote le MD de Zarautz puis celui de Cahors.

Bref, dès la mi-juillet, j’ai commencé à ressentir une lassitude à l’entraînement puis une envie de ne rien faire. Plus de mental en quelque sorte... Et comme le mental est toujours lié au physique, ça signifie sans aucun doute que la machine demande à faire une pause. L’entrainement s’en est fortement ressenti jusqu’au 15 août car je savais bien que ma carte maîtresse pour passer sur cette course serait la fraicheur: physique et surtout mentale...

Pas de bol, malgré l’allégement, ça ne revient pas vraiment. J’essaye de positiver et de me dire que ça va le faire tôt ou tard. Au fond de moi, je sais que rien n’a vraiment changé, mais j’essaie de me persuader du contraire.

J’arrive à Embrun un peu plus d’une semaine avant la course et cela marque un léger mieux. Je pense que c’est du au fait que je découvre de nouvelles routes, de nouveaux parcours. Ça rompt un peu la lassitude. Avec Eric on repère le parcours et il devient clair que la course va être extrémement dure et que ça ne peut pas passer si on ne l’a pas mentalement en soi. Pour le moment, je ne l’ai pas, c’est clair !!!

Samedi 13 août: voilà un beau week end de tri qui commence avec le Grand Prix et un parcours vélo jamais vu sur ce genre d’épreuve. C’est agréable de voir le haut niveau en plein action, et surtout impressionnant. Les gars se jettent à l’eau en début de matinée, les filles à 12h et, pour la première fois, on peut voir la coach Carine en pleine action ! Bon on n’a pas regardé que ça, mais ça c’est une autre histoire...

Dimanche 14 août: c’est au tour des enfants de se la donner sur les parcours d’Embrun, notamment Pauline et Sandro à qui les organisateurs proposent un tracé certes adapté aux jeunes mais tout à fait dans l’esprit de l’Embrunman. De la bosse à gogo ! En fin d’après midi nous déposons nos vélos au parc et c’est une première mauvaise surprise. Ce n’est pas un parc à vélos mais un enchevêtrement de carbone, d’acier et d’alu. On est tellement les uns sur les autres qu’il faudra que je déménage mon emplacement et celui de mon voisin afin de récupérer mon vélo lors de la course: de la transition haut de gamme...

Lundi 15 août: voilà on y est, c’est la grand jour. Comme d’hab, les premières impressions du matin sont négatives mais ça c’est à chaque fois pareil. C’est lourd de se lever aussi tôt !!! Une fois dans le parc, on se les gèle bien comme il faut et là il faut que je me rende compte de l’évidence: je n’ai pas du tout envie !!!! Le départ est donné de nuit et ça frotte pas mal. J’aurais aimé nager seul et ça me gave fortement d’être touché toutes les 2 secondes: c’est dire le niveau d’envie... 1 ère bouée, je m’étouffe à moitié, j’arrive plus à respirer et je gerbe une partie de mon petit dèj. De rien les poissons, c’est avec plaisir... Je remettrais ça un peu plus tard dans la 1ère boucle de natation. Celle-ci est marquée par une énorme erreur de trajectoire: dans la nuit je me trompe de bouée et je me retrouve à faire un bon bout en trop... Y’a des jours comme ça... Je sors en 1h11 ce qui n’est pas si mal vues les conditions. La transition: à peine arrivé à ma place et Charly me rejoint. On commence à se changer et voilà le speaker qui débarque. Y’a des jours comme ça comme je le disais et voilà qu’il me sort la blague qui tue: “Sébastien Espert, dossard 229, alors tu espères quoi aujourd’hui ?” Ils se sont passé le mot pour me faire chier aujourd’hui ou quoi ??????? Bon allez c’est pas grave c’est parti pour le vélo ou, en guise d’échauffement, on se cogne d’entrée 6 km d’ascension. Je sors du parc avec Denis. J’ai pas trop de jambes mais ça va quand même. Je lâche Denis puis je rattrappe assez vite Charly puis Christophe. En passant, celui-ci me dit un truc du genre “à ce soir”. Je lui répond que la vérité du moment n’est pas celle de la journée. Je croyais pas si bien dire... Petite pause (enfin non, normale !) pipi et Denis qui me passe. On va ainsi se faire un bout de descente ensemble très agréable. Arrivé au bord du lac à Savines, je repars. On repasse à Embrun au bout de 43 km et, dans la montée vers Baratier, toutes les filles sont là pour nous encourager. A présent direction le col de l’izoard... Jusqu’à Guillestre, ça va, mais c’est là que commence l’izoard à mon sens. Et ça va durer plus de 30 bornes !!! Ça commence à être dur et je n’arrive pas à trouver mon rythme. J’ai l’impression de ne jamais être sur le bon braquet. Quand arrivent les 1ers remparts officiels de l’izoard, je suis déjà tout à gauche. Un peu avant Arvieux et jusqu’à Brunissard, on monte une grande ligne droite assez raide mais surtout avec un fort vent de face. Je suis complétement planté !!!! Et en plus ce vent est froid... J’ai beau avoir les manchettes et le coupe vent, ça ne veut pas... Je monte en 34x26 à 50 tours minute. C’est plus du vélo, c’est de la muscu !!! Franchement, je me vois pas en chier comme ça toute la journée et surtout je ne vois pas finir le parcours vélo avec la côte de pallon puis chalvet. La décision commence à murir en moi: je vais arrêter. Alors là on tergiverse, ce sont les traditionnels petit ange et petit démon qui s’affrontent au dessus de votre tête. “Allez continue ça va revenir” “mais t’es cuit, si tu finis ce sera à 4 pattes et encore” “mais non ce n’est qu’une mauvais moment” “rêves pas: t’en as trop fait et payes cash maintenant”.... Le petit démon à gagné.... Je met le pied à terre en haut de l’izoard....

Les mecs les pieds sous la table après la course (c'est Charly qui nous a forcé !)

Par Seb - Publié dans : Récits de course
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Samedi 21 mai 2005 6 21 /05 /Mai /2005 00:00

J’espère que ça vous donnera envie de faire un Ironman un jour car c’est incontestablement LE triathlon par excellence, l’épreuve originelle…

Cette année nous étions donc 5 Cestadais à avoir choisi d'aller à Lanzarote. Cet Ironman est le plus dur au monde (avec le label Ironman, ce qui n'est pas le cas d'Embrun par exemple) du fait d'un parcours très accidenté (2500 de dénivelé positif) et venteux, et de la chaleur

Nous sommes arrivé à Puerto Del Carmen (ville où est donné le départ) une semaine avant l'épreuve et, déjà, ça vibrait "Ironman" sur place: on croise en permanence des gars qui roulent ou qui courent et ça se passe à chaque fois avec un petit signe pour dire bonjour. 2 choses sont frappantes d'entrée: le vent et la sécheresse du pays. Pour l'instant il ne fait pas chaud (le soleil est voilé et le vent fait baisser la température).

Dimanche 15 mai : 1ère « vraie » journée sur place et nous allons faire un tour de vélo histoire de s’acclimater et reconnaître un bout du parcours. Le vent est vraiment très impressionnant… j’avais dit sur le site du TCA que c’était comparable à la voie romaine par grand vent, en fait ce n’est pas du tout ça : ce serait trop facile !!! en fait la seule fois où j’ai ressenti un vent comme ça sur Bordeaux (notamment un vent latéral à 2 doigts de vous mettre par terre !!), c’est en passant le pont de Langoiran quand le vent est fort. Charly et Lucien ne disent trop rien (vous les connaissez…) mais avec Régis ont commence à s’inquièter : ça va être une course de fou si ça souffle comme ça !!

Lors de cette reco, on passe à un des endroits les plus phénoménal de ce parcours : Timanfaya et sa longue ligne droite en montée vent de face au milieu d’un champ de lave hallucinant. Rien que pour ça, il faut faire cette course. Je crois que nulle part au monde on ne peut trouver un paysage comparable. On se croirait sur une autre planète.

Le midi on mange en terrasse en bord de mer et, après coup, on découvre une autre caractéristique du coin : la force du soleil. Forcément, étant plus près de l’équateur, il cogne fort et ça va donc être dur d’éviter les coups de soleil…

Mardi 17 mai : nous passons au club « La Santa », le centre névralgique de l’Ironman. C’est de l’autre côté de l’île, au nord, et là bas c’est simple : il n’y a rien à part ce centre d’entraînement entièrement dédié au sport avec piscine de 50 m, piste d’athlé, salle de muscu, etc… le « hall of fame » est impressionnant : tous les cadors du monde du sport sont passé par là pour se préparer : Lindford Christie, Colin Jackson… et bien sûr Cyrille Neveu, notre champion du monde de tri. On va faire un tour dans la salle où seront distribué les dossards et c’est déjà impressionnant (organisation Ironman oblige) alors que le staff est juste là pour donner des infos…

Mercredi 18 mai : ça y est, nous pouvons retirer nos dossards !!! on va enfin commencer à rentrer dans la course. C’est toujours un moment sympa sur Ironman mais là la fête est gâchée. Régis et sa femme Evelyne vont nous quitter pour des raisons familiales. Néanmoins ils sont là au moment du retrait afin d’essayer de se faire rembourser l’inscription (300 euros quand même). Il faut d’ailleurs noter que l’organisateur (Kenneth) a été particulièrement sympa car, en théorie, il est impossible de se désister après le 1er mai.

On est tous un peu gêné avec nos sacs et on s’éloigne assez vite. Régis nous demande ce qu’il y a dedans et là, forcément, on sait plus trop quoi faire… Dur…

Le soir on va nager. C’est incroyable comme l’eau est claire !!! on voit plein de poissons !!! au moins on risque pas de s’ennuyer samedi !

Jeudi 19 mai : Retour à La Santa pour la parade des nations et la pasta party. En théorie la parade des nations c’est sympa : tous les athlètes défilent derrière le drapeau de leur pays comme aux JO. Seulement peu de gens jouent le jeu et on n’était pas bien nombreux au bout du compte… mais les français étaient là en masse !!! à tel point que c’est nous qui avons « bouché » les trous des nations manquantes (« tiens, toi le français, t’as une tête de finlandais alors vient tenir leur drapeau !!! »).

La pasta c’est un truc de fou en terme de quantité : ils nous ont préparé toutes les sortes de pâtes et les desserts sont pas mal non plus (j’ai un peu craqué sur les choux à la crème… j’avoue…).

On mange dehors sur la terrasse, le vent est toujours là… la météo annonce que ça devrait se calmer à compter de demain.

Vendredi 20 mai : et voilà qu’il est temps de découvrir le parc à vélo et de déposer nos machines et nos sacs (sur Ironman, on se change sous une tente après avoir été chercher son sac « vélo » ou « course à pied » dans lesquels se trouvent toutes nos affaires). Là, la pression commence à sérieusement monter… le vent est toujours là. On sait maintenant que l’année 2004, exceptionnelle par son absence de vent, ne se renouvellera pas. De plus, il fera grand soleil et il va donc falloir se protéger en conséquence !!!

Retour aux bungalows et dodo assez tôt. Enfin on va essayer…

Samedi 21 mai : c’est le grand jour, celui qu’on attend depuis des mois… Je me lève à 3h30 car je préfère faire un petit dej normal plutôt que de manger un gatosport. Le départ est à 7h00. Toc toc… ça frappe à ma porte… c’est Charly, fidèle à lui même : il se promène avec son caméscope, mort de rire à l’idée de filmer nos gueules où on peut lire la pression et la nuit trop courte… A chaque fois, au moment de me lever pour ce genre de course, je me dis qu’on est barge…

Dehors le vent est déjà très fort alors qu’en théorie il n’y en a pas à cette heure là : ça promet…

Direction le parc pour vérifier que le vélo ne s’est pas envolé !!! j’aime pas trop ces moments là : on est dans le parc, la pression est partout (et on en rajoute dans les pneus !!), il fait nuit, il ne fait pas chaud… vivement qu’on nous libère !!!

Il y a déjà beaucoup de spectateurs. On se dirige vers la plage et on se met à l’eau pour s’échauffer… elle n'est pas chaude….

Ca y est, on nous place dans la zone de départ, on est 800, et là c’est l’ambiance du long qui prend la suite : un triathlète commence à lancer des cris que nous reprenons tous pour nous motiver, on frappe dans les mains… le speaker est déjà à donf… c’est parti !!!! la 1ère bouée est à 160 mètres et ça frotte donc fort. Au bout de 10 m, un gars m’arrache les lunettes ! heureusement elles restent sur ma tête et je peux les remettre sans problème. La natation se fait en 2 tours de 1900 m avec une sortie de 20 m sur la plage entre les 2. Tout le premier tour, ça frotte, mais ça va : dans l’ensemble ça se passe bien. De temps en temps je vois un poisson, mais on est pas là pour ça aujourd’hui !!!

Fin du 1er tour, 33’. Whaouh !!! j’ai jamais nagé comme ça : les entrainements de Guy Hemmerlin et surtout de Carine pour la natation sont payants !!! 1h08 à la sortie de l’eau. Super !!! mon record était à 1h12. Transition en 5’. Je met juste un maillot de vélo pardessus la trifonction et j’embarque une chambre à air, 3 sandwichs et des gels. Et oui Stéphane : c’est ça mon plan d’alimentation !!!

En vélo ça roule bien la 1ère heure car globalement, on a le vent dans le dos. En gros on fait le tour de l’île. On touche une 1ère fois la côte à l’ouest et là, le retour vers le fameux parc de Timanfaya est déjà costaud : par moment on est à 17-18 km/h…

Timanfaya c’est encore pire !!! une fois au sommet, ça descend jusqu’à La Santa où nous allons toucher la côte nord. Ça descend, oui, mais le vent est de face. Difficile de dépasser les 30 km/h…

On attaque ensuite une portion avec le vent de côté sur une route pourrie (ce qui n’arrange rien !!!). je me suis fait quelques frayeurs sur quelques rafales… par moment, on hésite à prendre le bidon mais sur cette course, une mauvaise hydratation peut faire mal, d’autant que le vent fausse les sensations : on va vite le voir…

En effet, on repart ensuite vers le sud, vers Téguise pour une partie montante avec vent dans le dos. Tout d’un coup, le bruit du souffle que nous avons dans les oreilles en permanence cesse… et la chaleur monte d’un coup !! je coule de partout !!! c’est vraiment limite. Une fois à Téguise, retour vers le nord pour les 2 gros morceaux du parcours : le mirador del haria puis le mirador del rio. On reprend le vent de face et là, on est complétement planté !!! dans le del haria, la vitesse va descendre à 7-8 km/h par moment !!!! c’est la 1ère fois que je monte un col en position aéro histoire de limiter l’effet du vent. A quelques centaines de mètres du sommet, gros passage à vide qui va durer jusqu’au sommet de la prochaine difficulté : le mirador del rio.

Néanmoins je garde un souvenir énorme de ce passage : la route monte en bord de falaise et la vue est extraordinaire !!! on roule tous à gauche tellement c’est beau !!! mais que le vent est fort : je suis séché !!!! on est à peine au 120e km et j’en suis à 4h35 de vélo : même pas 26 de moyenne !!!

Mais là tout change. En haut du mirador on fait demi tour pour revenir à Puerto Del Carmen : direction le sud avec le vent dans le dos !! en plus ça descend !!! pendant longtemps on reste à plus de 50 !!! il y a bien un moment où il faut que ça s’arrête quand même et on reprend du vent de face… en côte… c’est dur de se remettre sur ce rythme mais ça va : je me suis refait une santé dans la descente. Retour au bercail maintenant : les 2 dernières heures de vélo se font à plus de 30 km/h de moyenne : tout va bien.

Un peu avant le parc on fait un demi tour et on se croise avec les autres concurrents : je vois Bruno et on se fait de grands signes. Ça fait plaisir de voir une tête connue !!

Allez, maintenant il faut penser à la course à pied. Je boucle le vélo en 6h24 et je fais une belle transitions en 2’30. je me fais littéralement tartiner les épaules (par une jolie bénévole !!) et le cou de crème solaire : ça va cogner fort et on va avoir chaud…

On se lance à présent pour 4 tours d’un peu plus de 10,5 km en aller retour. On va donc se voir souvent à présent. On part sur la même route par laquelle on est arrivé en vélo. Je croise ainsi mon père, Lucien. Je suis bien, je me freine. Sur Ironman, il ne faut jamais s’emballer. La route est encore longue. Dès le début on constate que l’aller retour se fera vent de face à l’aller ce qui nous permet d’être ventilé. Par contre, si au retour on est poussé, la température monte énormément. Il y a 4 ravitos et il ne faudra en sauter aucun vues les conditions.

1er demi tour : je croise Bruno qui n’a pas l’air au mieux. Puis, sur le retour, je croise mon père et là je vois bien à sa foulée qu’il est parti pour nous chasser à Bruno et à moi, et certainement plus particulièrement à moi !!! d’une part, le fiston ne l’a jamais cogné sur Ironman et, d’autre part, aucun autre cestadais non plus !! autant dire qu’avec Bruno nous sommes les proies…

A la fin de la 1ère boucle, je rattrape Bruno. On se marre un peu au sujet de ce que je viens de vous dire mais je garde mon rythme et je m’en vais tout de suite : je veux garder ce bon train. 1er tour en 50’47. Tout est ok. Je pars au même rythme pour le second tour après avoir récupéré mon « chouchou » de couleur qui dit que j’ai fais un tour. Je croise vite Bruno que je viens de doubler : il est dans le dur. Un peu plus loin c’est autour du paternel : lui aussi il est séché. Il a du partir un peu vite je pense. Le parcours suit la mer avec une première partie en pleine ville au cœur des commerces. Il y a beaucoup de monde et on est bien encouragé. La 2ème partie se fait sur la promenade en bord de mer et, sil les gens sont là pour autre chose que l’Ironman, ils ne sont pas indifférents comme c’est le cas à Nice. Il fait vraiment très chaud et, même sous la casquette et les lunettes, ça cogne dur. Les bénévoles sont extraordinaires à chaque ravitos, limite saoulant même !!! en fait ils vous sautent dessus à chaque fois pour vous proposer de l’eau, de la boisson énergétique, du coca des bananes. Et moi ils sont tellement bons que je me sens obligé de dire à chacun « no, gracias » avec un sourire mais ça devient dur !!!! Et puis moi j’ai mon plan d’alimentation (hein Stéphane !!!) et je sais qu’il ne faut pas trop manger mais bien manger : 1 gel par tour puis j’alterne eau et boisson énergétique à chaque ravitos. Je me suis promis de ne pas marcher et ça tient.

Sur le retour je croise Charly. On se repère de loin et on se fait le traditionnel salut du club. Il a l’air bien. C’est là que je vais avoir mon « trou » et faire ma connerie. En fait depuis un moment j’ai une bonne envie de pisser (parlons clairement !!!). J’y pense tellement que j’en perd ma concentration. Il n’y a pas d’endroit tranquille pour s’arrêter et l’organisation a installé des toilettes sur le bord du parcours. Mais je ne me vois pas rentrer dans ces cubes de plastiques avec cette chaleur… à la fin de la 2ème boucle, je prend la décision de… me pisser dessus !!!!! ne riez pas !!! au ravito je m’arrête, je me lâche puis je prend 5 ou 6 gobelets d’eau et je me rince !!!!

C’était une erreur car je repars, certes je ne me suis pas arrêté longtemps, avec des chaussures imbibées de flotte et je n’arrive pas à retrouver mon rythme : je coince, je rentre dans le dur… 2ème tour en 54’10

Le 3ème tour, c’est Compostelle !!!! je vais mettre 1h00’38. je croise Bruno qui a repris du poil de la bête et il me fait remarquer que je n’avance plus !!! je croise mon père aussi et il s’est refait une santé : il est à l’attaque. Et c’est là qu’on voit qu’un Ironman c’est beaucoup dans la tête : je pars pour mon dernier tour en positivant. A chaque endroit je me dis « là tu y passes pour la dernière fois ! ». je reprend un bon rythme. Je ferais ce tour en 55’43.

Et voilà, ça y est, l’arrivée est proche. Il n’y a rien de plus grisant que ce moment là. On jubile comme sur aucune autre course. Je passe devant la tribune principale et les gens (pas que les gamins !!!) tendent les mains. J’essaie de taper dans le plus de mains possibles. Et enfin, l’arche d’arrivée où chaque concurrent a le droit de « casser » la banderole comme le 1er. Je lève les bras et je crie !! c’est l’organisateur Kenneth qui nous accueille tous avec un petit mot sympa. Il s’inquiète de savoir si tout va bien et tout de suite des secouristes viennent au cas où. Mais je suis bien. Aucun souci !!!! une belle espagnole me place la médaille de finisher autour du cou !!!! 11h22 pour boucler la course. Avec ce vent, ce parcours vélo très sélectif et cette chaleur, je suis ravi !!!

Je reste sur la ligne pour attendre les copains. On se félicite. On reste tous pour attendre Charly qui a vécu un marathon épique. Un peu avant d’arriver je le croise, il me dit « je suis cuit : je viens de me faire doubler par Batman et l’homme invisible !!!! ». Effectivement, un gars faisait la course déguisé en Batman !!!

Ensuite on va manger un morceau, récupérer nos t-shirt finisher et refaire la course !!

On rentre en vélo aux bungalows (on est logé au bout de l’aller retour de 5 km). Il fait nuit et il y a encore beaucoup de monde sur la route. Le vent est encore plus fort et ça doit être très dur pour eux. On les encourage tous. Ils doivent arriver avant minuit pour être classé et, traditionnellement, le dernier est accueilli encore mieux que le 1er !!!! Et on s’était dit avec Charly qu’on irait voir ça.

Sauf que là, une fois au bungalow, je me douche puis je m’allonge les jambes en l’air pour récupérer un peu et… plus de son, plus d’image !!!!

Dimanche 22 mai :

Rendez vous à 8h00 pour le petit dej. Ça va, je suis pas trop cassé… Le soir direction le centre de l’île pour un resto sous terre creusé dans la roche volcanique. C’est la cérémonie de clôture et on discute avec pas mal de monde autour d’un verre et d’une bonne assiette. On nous montre un bout du film de la course. Vivement que le DVD sorte !!!!

Voilà un peu comment j’ai vécu cet Ironman de Lanzarote. C’est long, mais la course est longue, alors il faut bien ça !!!

Merci de m’avoir lu (si vous êtes allé jusqu’au bout !!!)

Ci-dessus les "Lanzarotiens" 2005 arborant leur t-shirt "finisher": Lucien, Seb, Charly et Bruno

Par Seb - Publié dans : Récits de course
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